L’impact de la neutralité carbone sur les métiers du secteur de l’énergie et de la construction

neutralité carbone

La mise en place de la neutralité carbone d’un constat alarmant sur l’état de notre planète. Le changement climatique impacte déjà l’ensemble de la planète. Les phénomènes climatiques extrêmes, tels que les sécheresses, les vagues de chaleur, les fortes pluies, les inondations et les glissements de terrain, se multiplient à un rythme alarmant, y compris en Europe. Parallèlement, des conséquences comme l’élévation du niveau de la mer, l’acidification des océans et la perte de biodiversité menacent les écosystèmes et les sociétés humaines. 

Pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, un seuil jugé sûr par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), il est impératif d’atteindre la neutralité carbone d’ici le milieu du XXI siècle. Cet objectif, au cœur de l’Accord de Paris signé par 195 pays, dont l’Union européenne, constitue une étape essentielle pour éviter des impacts irréversibles. 

En France, la neutralité carbone à l’horizon 2050 est un objectif central. Cette ambition stimule le développement des métiers liés à la transition énergétique dans des secteurs clés : la mobilité et le transport, le bâtiment et la rénovation, l’industrie et la décarbonation, ainsi que l’énergie. Ces transformations offrent des perspectives cruciales pour construire un avenir durable tout en répondant aux défis climatiques. 

 

La neutralité carbone, l’impact sur les métiers du secteur 

Selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), ce sont près de 300 000 emplois qui devraient être créés d’ici 2030 pour atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050. Ces emplois répartis sur tout le territoire, et à tous les niveaux, concernent principalement trois secteurs. 

 

La production d’énergie bas carbone 

En première ligne des recrutements figurent les énergies renouvelables, c’est-à-dire le solaire, l’éolien, la géothermie (exploitation de la chaleur du sous-sol), l’hydraulique (force motrice de l’eau), le biogaz (fermentation de déchets organiques) et le nucléaire. Le nombre de métiers liés aux énergies renouvelables a ainsi triplé entre 2004 et 2020 et devrait augmenter significativement d’ici 2030, notamment avec 100 000 recrutements dans le nucléaire ou encore la construction de parcs éoliens offshore.  Par ailleurs, l’évolution des compétences requises, notamment avec la digitalisation, influence le recrutement dans le secteur de l’électricité.

Les réseaux et le stockage 

Le transport, la distribution et l’intégration des réseaux électriques nécessitent de nombreux professionnels, avec 8300 recrutements par an. La production et les services dédiés aux réseaux de chaleur et de gaz offrent également des opportunités, avec 170 000 postes à pourvoir dans les 6 ans. Les bureaux d’études recherchent des spécialistes pour concevoir des systèmes basés sur l’hydrogène. Les besoins vont également croître dans la production, le recyclage et le stockage d’énergie des batteries électriques. 

 

L’efficacité énergétique et la décarbonation 

L’optimisation des infrastructures (isolation, gestion à distance de la consommation énergétique, installation de pompes à chaleur) entraînera entre 170 000 et 250 000 emplois supplémentaires d’ici 2030 dans la rénovation énergétique des bâtiments. 

De leur côté, les industries auront pour objectif de « décarboner », en modifiant leur process de production pour gagner en sobriété et en efficacité. Elles s’appuient aussi sur des technologies destinées à capter, à stocker et à valoriser leurs émissions de CO2. 

 

Les métiers liés à la neutralité carbone 

Déjà en tension, les métiers contribuant à la transition énergétique relèvent de domaines aussi variés que la chaudronnerie, la menuiserie, l’électricité, la couverture ou encore la gestion thermique.  

 La neutralité carbone va renforcer cette tension car elle nécessite des professionnels aux compétences techniques pointues. On retrouve parmi eux, par exemple, les fabricants, les techniciens et les spécialistes de la maintenance des installations photovoltaïque. 

 

Voici un panorama des métiers lié à la neutralité carbone  

  • Recherche et conception : énergéticien, technicien en bureau d’études électricité… 
  • Fabrication : chaudronnier, menuisier, monteur en réseaux de distribution électrique… 
  • Installation : électricien installateur, façadier, monteur en installations thermiques et climatiques, technicien frigoriste… 
  • Exploitation et maintenance : ajusteur-monteur, technicien maintenance éolienne, technicien maintenance génie climatique, soudeur… 
  • Conseil et commercialisation : agent de développement des énergies renouvelables, chargé d’études de prix, diagnostiqueur immobilier, technicien thermicien… 
  • Management et fonctions support : administrateur réseaux, économe de flux, développeur informatique, informaticien industriel… 

 

Atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 représente un défi majeur, mais aussi une opportunité sans précédent pour repenser notre modèle économique et sociétal. La transition énergétique ne se limite pas à une contrainte environnementale, elle constitue également un formidable levier d’innovation, de compétitivité et de création d’emplois. 

Au-delà des aspects économiques et technologiques, la neutralité carbone repose sur une vision plus large : celle d’un avenir où l’humain, l’environnement et l’innovation convergents vers un développement durable et inclusif. Cette ambition ne pourra être atteinte qu’avec une mobilisation collective, associant citoyens, entreprises et institutions, pour bâtir ensemble un futur résilient et responsable. Pour vous accompagner dans votre démarche de neutralité carbone, Solve Energie vous accompagne dans vos recrutements !